lundi 14 novembre 2011







Une tristesse indéfinie
Et très étonné d'être
Au monde.
Un peu surpris d'être en vie.
Ils avaient la couleur du fer
Pas assez noirs pas
Assez gris
Un ciel blanc barré
D'un éclair
Et une tendresse infinie.

Si j'avais été moins fier
Si j'avais fait un pas vers lui
Au lieu de le fuir et me taire
J'aurais mieux compris
Ma vie ..
Et si c'était à refaire
Si j'étais debout devant lui
C'est fou le temps, le
Temps qu'on perd
J'aurais deviné ma vie.
Dans les yeux de mon père.

Ses horizons très éloignés
Cette peur
De s'être trompé de vie
Cette vie
Qu'il n'avait pas choisie
Ils avaient la couleur du fer
La couleur 
Des hommes fatigués.
Un ciel chargé d'au moins
Deux guerres
Et tellement d'amour
A donner.

Si j'avais été moins fier
Ne pas me croire
Meilleur que lui
Au lieu de me cacher
Sous terre 
D'aimer ma mère
Plus fort que lui
Si seulement
C'était à refaire
Je sais ce qu'il a ressenti.
C'est fou le temps,
Le temps qu'on perd
J'aurai tout appris de lui.
Dans les yeux de mon père

Il a préféré se taire
Attendre que je vienne à lui
Il ne s'est jamais vue an père
Il agissait comme un ami
Si j'avais été moins fier
Si seul'ment j'avais compris
C'est fou le temps, le
Temps qu'on perd
J'aurais tout appris de lui
Peut-être un peu plus
Près de lui
J'aurais deviné ma vie
Dans les yeux de mon père.



lundi 29 mars 2010






L'amour du mensonge
Charles Baudelaire (1821-1867)


Quand je te vois passer, ô ma chère indolente,
Au chant des instruments qui se brise au plafond
Suspendant ton allure harmonieuse et lente,
Et promenant l'ennui de ton regard profond;

Quand je contemple, aux feux du gaz qui le colore,
Ton front pâle, embelli par un morbide attrait,
Où les torches du soir allument une aurore,
Et tes yeux attirants comme ceux d'un portrait,

Je me dis: Qu'elle est belle! et bizarrement fraîche!
Le souvenir massif, royale et lourde tour,
La couronne, et son coeur, meurtri comme une pêche,
Est mûr, comme son corps, pour le savant amour.

Es-tu le fruit d'automne aux saveurs souveraines?
Es-tu vase funèbre attendant quelques pleurs,
Parfum qui fait rêver aux oasis lointaines,
Oreiller caressant, ou corbeille de fleurs?

Je sais qu'il est des yeux, des plus mélancoliques,
Qui ne recèlent point de secrets précieux;
Beaux écrins sans joyaux, médaillons sans reliques,
Plus vides, plus profonds que vous-mêmes, ô Cieux!

Mais ne suffit-il pas que tu sois l'apparence,
Pour réjouir un coeur qui fuit la vérité?
Qu'importe ta bêtise ou ton indifférence?
Masque ou décor, salut! J'adore ta beauté.

samedi 16 janvier 2010

Ciel brouillé





Ciel brouillé

On dirait ton regard d'une vapeur couvert;
Ton oeil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert?)
Alternativement tendre, rêveur, cruel,
Réfléchit l'indolence et la pâleur du ciel.

Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés,
Qui font se fondre en pleurs les coeurs ensorcelés,
Quand, agités d'un mal inconnu qui les tord,
Les nerfs trop éveillés raillent l'esprit qui dort.

Tu ressembles parfois à ces beaux horizons
Qu'allument les soleils des brumeuses saisons...
Comme tu resplendis, paysage mouillé
Qu'enflamment les rayons tombant d'un ciel brouillé!

Ô femme dangereuse, ô séduisants climats!
Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas,
Et saurai-je tirer de l'implacable hiver
Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer?

Charles Baudelaire

vendredi 25 décembre 2009

j'ai pas les mots




Il est de ces evenements qui sortent tout le reste de nos pensées.
Certaines circonstances qui nous stoppent net dans notre lancéé.
Il est de ces realités qu'on etait pas prêts à recevoir.
Et qui rendent toutes tentatives de bien-être illusoires.
J'ai pas les mots pour exprimer la puissance de la douleur.
J'ai lu au fond de tes yeux ce que signifiait le mot "malheur".
C'est un souvenir glacial, comme ce soir de decembre.
Où tes espoirs brulants, on laissé place à des cendres.
J'ai pas trouvé les mots pour expliquer l'innexplicable.
J'ai pas trouvé les mots pour consoler l'inconsolable.
Je n'ai trouvé que ma main, pour poser sur ton epaule.
Attendant que les lendemains se depechent de jouer leur rôle.
J'ai pas les phrases miracles qui pourraient soulager ta peine.
Aucune formule magique, parmi ces mots qui saignent.
Je n'ai trouvé que ma presence pour t'aider à souffrir.
Et constater dans ce silence, que ta tristesse m'a fait grandir.
J'ai pas trouvé le remede pour reparer un coeur brisé.
Il faudra tellement de temps avant qu'il puisse cicatriser.
Avoir vecu avec elle et apprendre à vivre sans.
Elle avait ecrit quelquepart que tu verserais des larmes de sang.
Tu as su rester debout, et je t'admire de ton courage.
Tu avances la tête haute, et tu traverses cet orage.
A côté de ton epreuve, tout me semble derisoire.
Tout comme ces mots qui pleuvent, que j'ecris sans espoir.
Pourtant les saisons s'enchaineront, saluant ta patience.
En ta force et ton envie, j'ai une totale confiance.
Tu ne seras plus jamais le même, mais dans le ciel, des demain.
Son etoile t'eclairera, pour te montrer le chemin.



mercredi 26 août 2009

les passantes






Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais
A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui
A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main
A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal
A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant
A ces timides amoureuses
Qui restèrent silencieuses
Et portent encor votre deuil
A celles qui s'en sont allées
Loin de vous, tristes esseulées
Victimes d'un stupide orgueil.
Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin
Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus
Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir


mardi 25 novembre 2008

Jacques Prévert








Le cheval rouge

Dans les manèges du mensonge
Le cheval rouge de ton sourire
Tourne
Et je suis là debout planté
Avec le triste fouet de la réalité
Et je n'ai rien à dire
Ton sourire est aussi vrai
Que mes quatre vérités.





L'automne

Un cheval s'écroule au milieu d'une allée
Les feuilles tombent sur lui
Notre amour frissonne
Et le soleil aussi.



Dimanche

Entre les rangées d'arbres de l'avenue des Gobelins
Une statue de marbre me conduit par la main
Aujourd'hui c'est dimanche les cinémas sont pleins
Les oiseaux dans les branches regardent les humains
Et la statue m'embrasse mais personne ne nous voit
Sauf un enfant aveugle qui nous montre du doigt.




mercredi 12 novembre 2008

la politesse perdue


Merde, je le sais, ce n'est pas poli de le dire mais, deux ans que j'étudie le français pour pouvoir avoir une petite, la moindre possibilité, opportunité d'être muté à Paris, deux ans qu'il a fallu dépenser plus de 700 € et tout à coup, par un changement de la politique du...... (Je ne peux pas le mettre, c'est interdit) on demande le niveau d'anglais. Il ne faut pas déconner. Soyons sérieux¡

C'est la deuxième fois qu'on se fout de moi en pleine gueule. Pas normal. À quoi ça sert l'anglais à Paris? J'aimerais bien le savoir. Pour prendre le métro? Pour le loyer? Non, peut-être pour parler avec les Japonais qui font la queue pour monter à la Tour Eiffel, ou on ne sait jamais, pour les accompagner à faire leurs achats aux galeries Lafayette. Ça doit être ça sûrement.

Heureusement pour finir cette grande semaine, inutile de dire que tous ces malheurs n’ont pas fini, j’ai su qu’à la fin de l’année prochaine, je perdrai pos mon poste de travail et comme petite faveur, je serai promu, pas mal non ? Surtout parce que je perds la moindre possibilité d’obtenir une place ici. Ce n’est pas pareil d’être le plus ancien dans mon rang que d’être le plus moderne.

Et en faisant une petite comparaison de ma situation personnelle et la vieille chanson du paquebot « le France », je vous laisse avec le maître des maîtres, monsieur Michel Sardou.




jeudi 6 novembre 2008

quand j'étais.......







Un vieux comptoir en bois avec des petits carreaux jaunes, un robinet de bière à pression, une coquetière toujours pleine pour les clients, les verres toujours propres, les bouteilles bien disposées, deux photos de chevaux. C’était l’Hôtel de la Gare, à Pont-Rémy en Picardie. L’hôtel-restaurant que tenaient mes grands-parents de 1965 à 1975. Un grand restaurant au moins pour moi à cette époque là, où je n’étais qu’un môme. Un énorme univers s’ouvrait devant moi. Une immense salle de billard pour y passer les jours de pluie, si habituels au nord de la France, La cour et son sapin qui devait mesurer près de 300 mètres, au moins je le croyais ainsi. Le vieux poulailler attenant au petit bâtiment pour les cochons et les lapins, où on allait chaque jour, avant le midi, pour cueillir les œufs. Il existait un long jardin contigu, qui était rempli de cassis, et d’autres arbres fruitiers de telle manière qu’au printemps il me semblait que j’étais dans une forêt bien épaisse comme dans les films de guerre qu’on passait sur le vieux poste de télévision en noir et blanc.
Mais il manque mon défenseur, toujours prêt à m’aider, mon copain inséparable, mon « pote » de jeux, mon fidèle berger allemand, Rex. Le pauvre animal était mon cheval, mon espion-adjoint, le brave guerrier, quand on poursuivait les canards que, bien sûr, on prenait pour les envahisseurs de notre forteresse inexpugnable.

Une enfance heureuse que j’aurais bien souhaitée à ma fille, sans les modernes appareils de ces temps modernes.

ENTRE MES SOUVENIRS, LUZ CASAL, ENTRE MIS RECUERDOS VERSION EN FRANCÉS

Entre mes souvenirs - Luz Casal

mardi 21 octobre 2008

bienvenu sur mon blog




ça y est¡ c'est fait¡ on commence une nouvelle étape comme apprenti d'écrivain. Un simple amateur avec la seule prétention d'améliorer ses connaissances de sa langue maternelle.

J'espère pouvoir vous laissez un petit article chaque week-end, un peu ironique, un peu différent, un peu de moi-même.

Et surtout merci d'être rentré chez moi
Et si tu nexistais pas - Joe Dassin

Version espagnole interprétait par Joe Dassin